Interview: Supernova Theatre, le Rock Interstellaire made in Lorraine

Aujourd’hui, je mets mon costume de super journaliste musical débutante afin de pouvoir te présenter un groupe que j’affectionne tout particulièrement!

Pourquoi? Tout d’abord parce qu’ils sont de ma région (c’est déjà une bonne raison), ensuite parce que ce sont de bons jeunes (bon… plus si « jeunes » que ça en fait, mais ils sont sympas, si, si!), et surtout et avant tout parce qu’ils sont sacrément bons!!!

En plus, pour une fois, je peux me la péter en disant que je connais pour de vrai un groupe, alors, je ne vais pas me priver! Et ouais! Aller, c’est parti pour l’interview de ce duo complémentaire, plein d’énergie, tout beau tout neuf et qui a un bel avenir aux vues des projets déjà dans les tuyaux… Une ola pour Supernova Theatre!!!

 

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          TDRR: Passage obligé : présentez-vous chacun, en long en large et surtout en travers !

Bertrand : 28 ans, marié, papa, graphiste, guitariste, auteur, compositeur, ça c’est pour le long. Passionné, optimiste, challenger, autodidacte, voilà pour le large.

Dangereusement fonceur et acharné pour mes travers.

bertrand

Romain : Je m’appelle Romain, j’ai bientôt 30 ans, en septembre. Donc à l’heure où j’écris, j’ai 29 ans. J’ai commencé la batterie à 15 ans, puis la guitare à 25 ans. Je suis autodidacte dans une certaine mesure, vu que j’ai pris 2 ans de cours pour chacun des 2 instruments. Pas marié, pas d’enfants, pas de bras, pas de chocolat.

romain

          TDRR: Depuis combien de temps formez-vous un duo musical ?

B: Depuis 2014

R: Pas mieux.

          TDRR: Quel est votre rôle à chacun dans le groupe ?

B: Je suis le faux calme et Romain la vrai tempête. Sinon, c’est moi qui compose la musique et écris les paroles, Romain assaisonne le tout pour obtenir le son Supernova. C’est également la voix du groupe.

R: J’apporte une touche personnelle aux morceaux avec mes grattes électriques assez torturées. J’aime bien casser l’esprit originel d’un morceau. Bertrand à l’habitude de faire sonner son Hummingbird sur une base très folk pop, ça m’amuse de donner un habillage électro-rocko-mystérieux à tout ça. (Ouais on aime inventer des mots par chez nous).

           TDRR: Vous définissez votre style comme Rock Interstellaire… et sinon vous avez pensé à promener votre panda albinos ce matin ? Quoi qu’est-ce donc que cette appellation, messieurs ?

B: Rock interstellaire, c’est plus un ressenti qu’un style. On ne va rien inventer dans la musique mais on a la prétention d’imposer une musique qui nous est propre.

R: Ah ah un panda albinos, ça peut être cool comme trip. C’est toi qui vends ça ? Je t’en prends deux sachets ! Nan c’est plutôt un ressenti. Le côté interstellaire où la musique résonne dans le vide cosmique. Bon ok, dans l’espace le son ne vit pas, mais le nôtre si.

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          TDRR: Comment se dit-on un beau jour « ouais, gros, on va monter un groupe ! » ? Et dans quel but ?

B: Jouer des reprises c’était sympa un temps, mais nous sommes deux créatifs, on a besoin de faire des choses plus personnelles, de l’inédit. Notre complicité et complémentarité ont naturellement abouti à la création de Supernova Theatre.

R: Exactement. L’envie d’aller voir plus loin.

          TDRR: Question de la mort qui tue : Pourquoi Supernova Theatre ???

B: L’association de deux idées. Supernova pour le côté cosmique, spatial et beau de la musique. Et le Theatre pour le coté scénique, magique et sacré, où tout est possible, où chacun peut être acteur et chaque objet utile à la mise en scène.

R: Faut imaginer le Supernova Theatre comme un lieu insolite où des mères de famille rock n roll dansent avec des pandas albinos en jupe. (Pour réponse sérieuse voir Bertrand)

          TDRR: Comme je n’y connais absolument rien en instruments de musique, vous jouez sur quoi, avec quoi et pourquoi ?

B: Je joue sur une guitare folk électro-acoustique, une Gibson Hummingbird. C’était la gratte de mes rêves, elle devenue celle de ma vie. Elle a un son puissant, très équilibré et une gueule a tomber. Tant qu’à faire.

guitares supernova

R: Fender Stratocaster Deluxe de 1972 et un ampli Fender Blues Deluxe. Pour le son chaud d’antan, qui vous enveloppe comme les bras rassurant d’une maman.

SuperNova Theatre portrait 5 bis

          TDRR: Ce mélange de guitare folk et guitare électrique, c’est le hasard de la rencontre ou une réelle volonté de créer quelque chose de différent ?

B: Pure coïncidence, moi je suis naturellement orienté vers un style folk et rock indé.

R: Moi j’ai toujours joué sur électrique. J’adore ressentir les vibrations sous mes doigts, entendre le son qui parcoure les cordes, puis passer délicatement à travers les micros, pour longer le jack jusqu’à pénétrer doucement l’ampli, être transformer en mélodie… Et enfin se répandre comme une envolée. Une jouissance.

          TDRR: Quel est votre processus de création ? Mais si, il y en a forcement un !

B: Je réfléchis tout d’abord à une problématique, une histoire, pour planter une ambiance générale. Puis, place à la composition, je débute toujours par la mélodie avant de passer à l’écriture.

R: Moi j’écoute le morceau de base, je le laisse m’envahir, puis mes mains vont naturellement à la bonne place, au bon moment.

          TDRR: Combien de morceaux avez-vous déjà composés ? Pouvez-vous me les décrire un peu ?(je sais c’est dur, mais un effort please !)

B: 5 titres déjà publiés et enregistrés en home studio. Et une bonne dizaine en standby…

Echoes : La plus cosmique, la première enregistrée. Elle raconte l’esprit torturé d’un homme au bord de la schizophrénie.

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Dark Hour : La plus folk, la plus rythmée. L’histoire concerne une personne prisonnière de son rêve. Elle en appelle à ressentir de la souffrance pour se savoir conscient.

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The long walk : La plus mélancolique. Elle décrit la traversée d’un paysage post apocalyptique, d’un individu devenu seul au monde.

Supernova Theatre The-long-walk--Texte

Oui les thématiques sont assez joyeuses. C’est trois premiers titres ont été composés il y a quelques années déjà…

Supernova Theatre : La plus perchée. Un homme rêvant de vivre sur une étoile. Son âme y parviendra après la vie.

Supernova-Texte

Balance : La plus puissante. C’est une histoire d’amour, un aveu. Celui du rôle révélateur et sauveur d’une femme envers un homme.

Les deux derniers morceaux n’ont que quelques mois, ils reflètent un autre état d’esprit.

          TDRR: Quelles sont vos inspirations, vos maîtres, vos guitares heroes… ?

B: J’ai fait mes armes sur Cocoon, en long en large et en travers (plagia Q1) Groupe français de musique folk. Le chanteur jouait sur Gibson Hummingbird. Ah ouais ? Sans déconner…

Mes inspirations, Angus & Julia Stone, Charlie Winston, Yodelice, Puggy, Bon Iver. Aucun maître, ni guitare hereo, que des groupes que je respecte sans hystérie.

R: Mon maître c’est Simon Neil, de Biffy Clyro. Vraiment, ce mec a su trouver la façon de jouer qui me correspond le mieux. A chacun de ses morceaux je suis sur le cul, il tape dans le mille. Je te conseille Biblical, Opposite, et Many of Horror.

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Cadeau les filles, voici Simon Neil…

          TDRR: La question longue de l’interview : 2021, votre 3ème album est sorti, il cartonne, reconnaissance, célébrité, filles qui crient accrochées à votre TourBus, petits fours gratuits… Vous aurez envie de quoi à ce moment là (à part emmener avec vous en tournée votre vieille copine de la première heure qui a fait une super interview de vous) ? En gros, c’est quoi votre rêve musical ?

B: Mon rêve est de sortir cet EP (Déçue ? mais non). Je ne pensais pas pouvoir vivre ce projet. Tout s’est mis en place très vite. Je serai déjà très heureux de sortir ce 5 titres très personnel, qui me permettra de figer dans le temps une période de ma vie, il laissera une trace musicale.

Après en 2021… Je préfère vivre cet aventure au jour le jour et prendre ce qu’il y a prendre.

R: Remplir des stades, descendre dans le public, toucher des mains, faire des bises, montrer aux gens que je joue de la musique pour les transcender, pour leur faire oublier une peine, exacerber leur bonheur, les amener dans une dimension supérieure où ils oublient la vie quelques instants.

          TDRR: Certains artistes essaient de se faire connaitre en faisant tout d’abord des reprises diffusées sur le net. C’est votre cas ?

B: Non, moi je veux savoir ce que j’ai dans les tripes, savoir jusqu’où je peux aller musicalement. Je veux qu’on me juge sur mon œuvre, pas à travers celle d’un autre. Je ne veux pas tomber dans la facilité.

R: Je respecte tout à fait les gens qui reprennent des chansons à leur sauce, en apportant quelque chose en plus. Sinon, à quoi bon ? Si c’est juste pour rajouter des vibratos dans la voix et être torse nu tatoué dans la vidéo, je pense qu’ils feraient mieux de rien faire.(ndlr: un message à quelqu’un en particulier peut-être???)

          TDRR: A part la musique, il y a quoi dans votre vie ?

B: Ma femme, ma fille, mes amis, mon reflex, ma suite ADOBE et une bouteille de LANGUEDOC d’avance, toujours.

R: Mes potes, les sorties, les sciences, l’Italie, la culture, les bistrots.

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          TDRR: Et sinon, vous n’êtes pas un peu vieux pour ces conneries ? Autrement dit, des regrets de ne pas vous être trouvés plus tôt ?

B: Non, on aurait pu jamais se croiser.

R: On est toujours trop vieux pour ces conneries, mais c’est pour ça qu’on y va. Regarde toi, mère et branchée rock’n roll, y’a une paire de copines qui a dû te dire que t’étais trop vieille pour ces conneries !

          TDRR: Beaucoup de filles lisent ce blog… faites les rêver pour qu’elles vous suivent sans hésiter !

B: Romain est célibataire, ça devrait suffire.

R: Ah ah

          TDRR: Que va-t-il se passer dans les mois à venir ???

B: Un premier concert le 11 juillet à LABRY et surtout l’enregistrement de l’EP au Studio d’enregistrement AMPER à Clouange. Quelques radios devraient suivre en septembre.

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          TDRR:C’est bien beau une interview, mais vous, vous avez une question à me poser ???

B: Ca te dirai pas de faire un concert dans ton jardin cet été ?

TDRR: MY BACKYARD IS YOUR BACKYARD, BABY!!!

En attendant de faire vibrer les légumes de mon potager, en Aout (concert ultra privé attention!), je t’invite à découvrir le groupe en musique, bien-sûr! Clique sur l’image et tu pourras écouter tous leurs morceaux.

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Et voici ma fine analyse musicale… hum, hum… Pour ma part, je trouve les morceaux très travaillés, la voix et le style identifiables. C’est effectivement le genre de musique que j’apprécie réellement! Ma préférence va pour « Dark Hour », un peu plus folk que les autres et Long Walk qui, pour le coup me fait partir dans un très beau voyage mélancolique!

Ce que j’aime beaucoup, c’est le mélange de guitare sèche et électrique, en particulier sur Echos et Long Walk. J’ai vraiment hâte de les voir en live (pas le 11 juillet malheureusement… zut, flûte, crotte!).

Un grand merci à Bertrand et Romain pour avoir joué le jeu de cette interview… vraiment exclusive!

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